Chérie, veux-tu que je t’aide ? #NanMéO

Introduction

Bienvenue dans mon premier billet où je souhaite exprimer un léger coup de gueule ! Je vais aborder un sujet qui me dérange depuis un bon moment, et qui mérite d’être mis en lumière. Oublions les livres, les vidéos TED ou les pages de bullet journal, concentrons-nous sur ce qui me préoccupe réellement.

Une thématique qui perdure

Ce post marque le lancement d’une série que j’appelle #NanMéO, dédiée aux coups de gueule. En effet, il y a encore peu, la majorité des femmes étaient des « femmes au foyer », s’occupant des enfants et des tâches ménagères. Elles ont longtemps été privées de droits tels que divorcer (jusqu’en 1886), gérer leur salaire (jusqu’en 1907), passer le Bac (jusqu’en 1924) ou voter (jusqu’en 1944). Elles ne pouvaient même pas ouvrir un compte bancaire sans l’accord de leur mari jusqu’en 1965 et avaient l’interdiction de porter des pantalons jusqu’en 2013 ! Ces limitations que les femmes ont connues semblent résister à l’épreuve du temps, bien que beaucoup opte pour ce choix aujourd’hui. Cependant, cela reste souvent influencé par des stéréotypes patriarcaux.

Analyse d’une phrase commune

« Chérie, veux-tu que je t’aide ? »

Avez-vous déjà remarqué combien cette phrase peut être troublante, mesdames ?

Je me sens profondément dérangée par de telles propositions. Que ce soit :

  • « Chérie, veux-tu que je t’aide à faire la vaisselle ? »
  • « Chérie, veux-tu que je t’aide à étendre le linge ? »
  • « Chérie, veux-tu que je t’aide à préparer le repas ? »
  • « Chérie, veux-tu que je t’aide à nettoyer la maison ? »
  • « Chérie, veux-tu que je t’aide à ranger les courses ? »
Voir aussi :  Atteindre un objectif : comprendre les étapes pour y arriver

Cette offre d’aide, souvent bien intentionnée, sous-entend que ces tâches sont uniquement de notre ressort, alors qu’il s’agit de responsabilités communes. Les hommes devraient se sentir autant impliqués dans ces tâches que nous, car ce sont aussi leurs responsabilités en tant que membres de la famille.

La charge mentale : un fardeau invisible

Êtes-vous familières avec le concept de « charge mentale » ? C’est l’effort constant que les femmes mettent en œuvre pour que tout fonctionne sans accroc au sein de la maison. Lorsque ce sujet est abordé, il n’est pas rare d’entendre des hommes se défendre en disant : « Pourquoi ne m’as-tu pas dit que tu avais besoin d’aide ? » Oui, certains se proposent d’aider, mais cela revient souvent à exécuter des tâches déjà planifiées par leurs partenaires, ce qui minimise leur implication dans l’organisation.

Réflexions sur les dynamiques de couple

Au fil des années, j’ai pu observer cette dynamique dans mon propre couple, même dans ses aspects les plus équilibrés. Dès le début, il m’est arrivé d’entendre des questions telles que « Que devrais-je faire maintenant ? » ou « Dois-je passer l’aspirateur ici ? ». Ces interrogations révèlent une absence d’initiative qui peut alimenter le déséquilibre dans le partage des tâches.

Après avoir découvert les planches de la BD « Fallait demander » sur le blog d’Emma, j’ai réalisé à quel point l’idée d’égalité entre hommes et femmes pouvait être illusoire. Bien que certains hommes puissent faire autant de tâches que leurs compagnes, la charge mentale reste souvent un fardeau non reconnu.

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Responsabilité partagée

Quand un couple se sépare, il est rare qu’un seul partenaire soit entièrement responsable de l’échec. Chacun a sa part de responsabilité, mais cela ne saurait justifier certaines violences. En discutant avec des femmes de mon entourage au sujet de la charge mentale, un constat revient souvent : les femmes ont tendance à faire les choses elles-mêmes pour éviter que cela ne soit mal fait par leur partenaire.

Solutions possibles

Et maintenant, que faire face à cette situation ? Il est important d’agir plutôt que de rester passif face à ces dynamiques de couple. Voici quelques pistes qui pourraient vous aider :

  • Prendre conscience des mots employés : Écoutez attentivement comment vous et votre partenaire parlez des tâches ménagères. Cela révèle souvent des inégalités cachées.
  • Encourager le changement progressivement : Proposez à votre partenaire de gérer certaines tâches sans tout vouloir contrôler dès le départ.
  • Accepter de relâcher le contrôle : Comprendre que tout ne sera pas fait selon votre vision peut permettre à l’autre de prendre ses marques et d’acquérir de la confiance.

Merci d’avoir lu ce long billet ! Quelles sont vos réflexions sur ce sujet ? Que mettez-vous en place chez vous pour partager la charge mentale de manière plus équilibrée ?

Powa ♣

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