Une disparition silencieuse
Ils se sont envolés sans un au revoir.
Que vous soyez un professionnel de la santé, que vous vous occupiez d’adultes ou d’enfants en détresse, vous savez de quoi je parle.
Vous avez pris soin d’eux, et du jour au lendemain, sans un mot d’explication, ils ont disparu.
Leurs noms sont Tony, Gaétan, Louca, Eloïse, ou encore Léa. Pendant ce temps, vous vous sentez comme #dernierroueducarrosse ou encore #mouchoirceluiquonjettepasceluiquongarde.
Ils sont venus vers vous parce que vous êtes thérapeute, car c’est votre vocation d’aider autrui.
Ils ont passé un an, deux ans, parfois même trois ans dans votre cabinet, car ils avaient besoin de votre soutien.
Et puis, sans crier gare, ils sont partis, sans même un mot.
Cette décision, ils l’ont prise sans échanger avec vous, sans vous consulter. Pourquoi faire finalement ?
Ils ont choisi de partir impulsivement, par un coup de tête, par colère, ou par peur.
Comment auraient-ils pu mesurer l’impact que cela a sur vous ? Sur nous ? Sur eux-mêmes ?
Vous, qui luttez tant bien que mal contre le transfert, véritable défi pour des familles avec lesquelles vous partagez des moments intimes pendant plusieurs années. Vous ne restez jamais indifférent.
Et pourtant, malgré tous vos efforts, ils ont disparu sans dire un mot.
Il est difficile de garder son calme, de ne pas laisser transparaître ses émotions, même un peu.
Ces quelques mots auraient pu être “au revoir”, “merci”, “à bientôt”. Mais rien n’a été prononcé.
Pourquoi ? Il est probable que la réponse nous échappe. Peut-être qu’il n’y a pas de raison, avec les vacances qui approchent, une absence entraînant une autre, une baisse de motivation ou un désengagement important.
Vous vous direz que ce n’est rien de grave. En effet, rien de fatal. Ils sont partis sans un mot, et votre cœur s’en souviendra.
Un message d’encouragement
Alors, cher lecteur, chère lectrice, toi qui as pris le temps de lire ces lignes, toi qui pourrais te retrouver face à ces petits cœurs. Ces cœurs sensibles et rigides à la fois, ces cœurs marqués par un quotidien parfois difficile, entourés de maladies graves ou moins graves, de nouvelles décourageantes.
Souviens-toi, si l’envie te prend de disparaître, n’oublie jamais de dire un mot, un simple mot : “au revoir”, “merci”, “à bientôt”.
Un petit coup d’humeur, un message du cœur.

