Être libre de ses choix

Être libre de ses choix

 

Au travers de mes lectures de développement personnel, il y a une notion qui revenait souvent, celle de la responsabilité. Nous serions responsables à 100% de nos choix et donc de la tournure que nous donnons à nos vies. Cette idée m’a immédiatement séduite et je me sentais en phase avec elle. Je trouvais que les gens avaient une facilité déconcertante à se trouver des excuses. Moi on me disait que j’étais trop rude avec moi-même et avec les autres quand je leur parlais de cette idée de responsabilité.

Certaines vont me dire : « mais moi j’ai eu une enfance dégueulasse, c’est pas de ma propre responsabilité et j’en subi aujourd’hui les conséquences « , « j’ai eu un accident de voiture il y a 10 ans, je suis aujourd’hui en fauteuil roulant, où est ma responsabilité là-dedans », « mon enfant est malade, me dire que je suis responsable n’est-il pas culpabilisant ? ».

Face à ces interrogations – qui sont parfaitement légitimes, entendons-nous bien ! -, j’ai décidé de vous en parler un peu plus et d’essayer de décrypter cette notion qui me semble d’une logique implacable mais qui semble moins logique pour d’autre. Je ne dis pas que j’ai raison, j’ai un avis et je vais essayer de vous l’expliquer au mieux.

Pour illustrer ça, je vais vous proposer des brèves de vie et voir en quoi la responsabilité est présente à 100% et en quoi le lâcher prise doit aussi intervenir pour assumer pleinement ses responsabilités.

 

– Il était une fois – 

Brève 1  – Marie a 25 ans, un bac en poche, des années d’études plutôt chaotiques. Aujourd’hui, elle fait des petits boulots parce qu’au fond, Marie, elle n’a jamais vraiment réussi à aller au bout des choses. Même la couture elle ne trouve pas le temps de s’y mettre, alors que c’est sa passion, enfin c’est ce qu’elle dit. Elle n’a pas eu une vie facile Marie. Sa mère était aide soignante dans une maison de retraite, ses horaires ne lui permettaient pas de veiller sur sa fille comme elle l’aurait aimé. Son père lui a disparu pendant plusieurs années, il avait refait sa vie. Voilà 2 ans qu’il refait surface, il a compris que sa fille comptait beaucoup pour lui.

Marie a plusieurs options :

  1. Continuer ses petits boulots en se disant que de toute façon elle n’arrivera jamais à faire mieux faute de diplôme en poche croyance limitante. Son père, elle lui en voudra toute sa vie de son absence. Elle nourrira une rancoeur contre les enfants qu’il a eus avec sa nouvelle femme et se donnera des shoot de cortisol (hormone du stress) à chaque réunion de famille. Elle en voudra aussi 〈accumulation de sentiments négatifsà sa mère de n’avoir pas su être plus présente mais finira peut être par reproduire le même schéma faute de s’être posée des questions sur la vie qu’elle voulait et l’avenir qu’elle se construisait.
  2. Continuer les petits boulots tout en prenant des cours du soir pour apprendre ce qu’elle aime plus que tout, la couture professionnelle 〈croyance aidante – je suis capable – avec fixation d’un objectif〉. Son rêve à Marie, c’est de créer des robes de mariée. Sa mère, elle ne lui en veut pas parce qu’elle a compris qu’elle avait fait ce qu’elle avait pu à ce moment-là 〈acte de pardon et lâcher prise sur le passé〉. Pis, à quoi ça sert de lui en vouloir finalement ? ça ne va pas changer le passé. Son père ? Elle avait 2 possibilités, choisir de le rayer de sa vie ou lui ouvrir son coeur. Elle a choisi la 2e options parce qu’elle ne se voyait pas continuer sa vie sans lui. Et puis, c’est scientifiquement prouvé, les enfants qui pardonnent leurs parents pour leurs propres choix sont plus heureux que ceux qui les rayent de leur vie.

Il y a une partie de la vie de Marie sur laquelle elle n’a aucun pouvoir (son enfance, le travail de sa mère, le départ de son père). Elle n’a donc aucune responsabilité là-dessus, on est bien d’accord. Mais sur tout le reste, Marie est responsable à 100% de ses choix. Le choix d’utiliser son passé comme excuse pour ne pas avancer dans le futur, le choix d’en vouloir ou non à ses parents, le choix de suivre sa passion ou de procrastiner.

⌈ Mode excuse ON ⌋ Si elle choisit l’option 1, Marie pourra dire que c’est l’absence de son père qui ne lui a pas permis d’avoir les bases solides pour entreprendre les études de couture qu’elle voulait faire. Elle pourra dire que son père est un con et qu’elle ne souhaite plus jamais voir sa nouvelle progéniture. Quand ses enfants lui diront qu’elle est trop souvent absente, elle leur répondra qu’elle a vécu la même chose étant enfant et qu’elle n’en est pourtant pas morte 〈reproduction du schéma familial〉.

Brève 2 – Pierre a une grosse entreprise de travaux publics. Il s’est lancé à la fin de ses études, plein d’entrain dans le monde du travail. Il n’a jamais compté ses heures. 60-70 heures hebdomadaires… il ne sait même plus. Sa femme s’en plaint souvent, ses enfants aussi d’ailleurs. En même temps, quand elle l’a rencontré, elle savait tout ça. Elle savait que c’était un homme plutôt absent mais elle espérait – on espère toujours – du changement à l’arrivée de leurs jumeaux. Pierre sent que des tensions se sont installées depuis plusieurs années, il se dit que c’est comme ça la vie de couple, peut-être 〈résignation〉. Sa femme est a 2 doigts de craquer mais elle ne le croise pas suffisamment pour lui en faire part, il est tout le temps fatigué en rentrant à la maison.

Pierre a plusieurs options :

  1. Continuer son rythme, se dire que c’est comme ça la vie. Passer peut-être à côté d’une partie de la vie de ses enfants, qu’il regrettera peut-être de ne pas avoir vu grandir suffisamment 〈sentiment de regret〉. Il a conscience que sa femme n’est pas heureuse mais il ne voit pas ce qu’il a à voir là-dedans et puis il a une entreprise à faire tourner, c’est pas d’la blague ! 〈refus de se sentir responsable en partie de l’échec du couple 〉
  2. Se dire que sa femme et ses enfants sont ce qu’il a de plus cher et prendre le temps de réfléchir à comment concilier vie professionnelle épanouie et vie familiale heureuse 〈prise de conscience + prise de hauteur pour penser sa vie〉. Il peut choisir de prendre le temps d’en discuter avec son épouse. Il peut choisir de gagner moins pour voir ses enfants plus souvent.

⌈ Mode excuse ON ⌋ Pierre, s’il choisit l’option 1, pourra toujours dire que son travail a détruit sa famille. Il pourra toujours penser que c’est le divorce qui a fait qu’il n’a pas profité de l’enfance de ses jumeaux. Il pourra toujours dire que l’amour n’a pas de sens, la preuve, sa femme l’a quitté. Mais au final, c’est la succession de décision que Pierre a prises qui l’aura conduit là où il en est aujourd’hui.

Brève 3 – Sasha est un jeune homme de 28 ans. Après un parcours estudiantin plein de rebondissements, il fera finalement un BTS pour devenir podo-orthésiste. Sasha a la tête dure, il a quelques fois du mal à se remettre en question et puis il se vexe vite. Son jeune âge n’y est peut-être pas pour rien, son histoire familiale non plus. Fatigué d’une expérience professionnelle difficile, il décide de mettre un frein à son activité paramédicale pour travailler auprès de son père, agriculteur. Sasha, il n’y connaît rien en fruit mais il compte bien apprendre sur le terrain, voire même refaire quelques études si nécessaire. Il a des idées plein la tête mais il lui manque souvent la motivation pour aller au bout de ses idées, alors il procrastine un peu ou même beaucoup des fois. Il se sent chez lui sur l’exploitation alors il prend ses aises, il a raison mais son père attend de lui qu’il prenne plus de responsabilité et qu’il soit un véritable atout pour le mas. Mais Sasha, il a du mal à trouver sa place là-dedans, faut admettre que c’est pas facile ! Dans le fond, son père, il n’avait pas les moyens d’avoir un employé supplémentaire, il l’a fait parce que c’était son fils et qu’il attendait de lui qu’il améliore différents domaines de l’exploitation. Au bout de 3 ans, son père fait un point avec lui. Il lui dit que son investissement n’est pas suffisant et qu’il va falloir qu’il s’engage d’avantage au risque de devenir un poids pour l’entreprise. Sasha prend la mouche !

Sasha a plusieurs options :

  1. en vouloir à vie à son père pour cette remontade, se sentir vexé. Il se sent rabaissé par son père 〈interprétation du message – sentiment d’infériorité〉.Par conséquence, il choisit de lui faire payer cette discussion en refusant de manger chez ses parents les prochains dimanches qui arrivent < rancoeur + vengeance > . Faut pas déconner ! Il sait qu’il prend le risque de voir ses relations avec son père s’engluer et c’est dommage parce qu’il s’y sent plutôt bien sur l’exploitation.
  2. Bouder pendant 48h et faire le point sur cette discussion. Prendre le bon et retourner discuter avec son père des points sur lesquels il n’est pas d’accord. Après tout, ce sont deux adultes, ils peuvent en parler. Et puis il sait qu’une bonne partie du message a un fond de vérité 〈assumer ses responsabilités 〉.Il peut saisir cette occasion comme un tremplin qui va lui donner la motivation pour se dépasser et enfin passer des idées aux actes.

 

⌈ Mode excuse ON ⌋ Sasha, s’il choisit l’option 1,  pourra toujours dire qu’à cause de cette discussion, il a quasiment coupé les ponts avec son père. Qu’à cause de lui, l’ambiance sur l’exploitation s’est détériorée. Qu’à cause de ses mots, il n’a pas réussi à s’investir au travail. Mais au final, s’il se passe tout ça, ça sera à 100% en lien avec les décisions qu’il a prises après la discussion.

Brève 4 –  Elisabeth a eu un accident de voiture, elle avait tout juste 34 ans. Les gens qui lui rendaient visite à l’hôpital partaient en chuchotant dans l’ascenseur  « quelle horreur, elle avait la vie devant elle ». Elle a perdu l’usage de ses jambes mais elle est saine et sauve. Son corps se souviendra toute sa vie de ce choc. Les mois de rééducation à l’hôpital lui semblent une éternité. Une fois son retour à la maison, son mari lui annonce qu’il l’a quitte. Le sort s’acharne contre elle. Elle imagine qu’elle ne s’en sortira jamais.

Elisabeth a plusieurs options : 

  1. Elle choisit d’arrêter complètement son travail, même si elle aurait pu faire une partie de son boulot à domicile. Elle ne souhaite pas avoir à discuter avec des collègues, même au téléphone. Ses amis, elle leur a fermé la porte au nez, elle a honte de ce qu’elle est devenue 〈fermeture sur soi〉. Elle qui était si dynamique, promise à un avenir brillant 〈ressasser le passé〉. Elle ne voit plus que sa mère qui est sérieusement épuisée à chaque fois qu’elle voit sa fille car Elisabeth se plaint sans cesse, elle n’arrive pas à sortir la tête de l’eau 〈conséquence sur autrui〉.
  2. après plusieurs mois pour faire le deuil de sa vie antérieure et un sacré coup de pouce d’un psychiatre (et quelques médicaments, elle l’avoue), Elisabeth décide d’appeler une amie 〈ouverture vers l’autre〉pour qu’elle lui ramène de quoi se remettre à la peinture. Elle le dit sans honte, elle a encore peur de sortir de chez elle, elle ne maîtrise pas encore très bien le fauteuil. Si tôt dit, si tôt fait, Elisabeth passe 2 jours à peindre, elle sent que ça lui fait du bien, elle évacue toutes ses pensées négatives et arrive à esquisser un sourire à la fin de ces deux jours 〈mobilisation des ressources〉. Elle ne se sent pas de reprendre un travail mais elle a besoin de s’activer et de redessiner sa vie, elle s’inscrit alors à un club d’Handisport qui propose un session de basket tous les jeudi soir 〈capacité de résilience〉. Elle reprend petit à petit goût à la vie, ça va être long mais elle se dit qu’elle est encore jeune et qu’elle peut profiter encore de la vie, même en fauteuil roulant.

Elisabeth a toutes les raisons du monde de laisser tout tomber. Elle a toutes les raisons du monde de croire que le sort s’acharne contre elle entre son accident et son divorce. Elle a le choix : se laisser envahir par ce sentiment ou prendre le dessus et redessiner sa vie.

Fin –

 

J’ai bien conscience que ces brèves sont manichéennes, du tout noir ou du tout blanc, ou presque.

J’ai conscience que c’est une construction de l’esprit visant à vous faire adhérer à mon point de vue :-p

J’ai conscience que ce point de vue peut être ressenti comme culpabilisant pour certaines personnes.

Ne vous offusquez pas, prenez mon message avec hauteur. Ce que j’essaie de transmettre par ces brèves, ce qu’il est souvent plus facile d’accuser les autres que d’assumer sa propre responsabilité mais que cette attitude ne permet malheureusement pas – souvent – d’avancer.

Lorsque vous pensez « c’est la faute de ….. si aujourd’hui je…… », votre réflexion s’arrête là avec une bonne dose de rancoeur, de regrets voire de haine.

Lorsque vous pensez « il m’est arrivé ça…. J’ai fait le choix de…..et aujourd’hui j’ai décide de … », vous ouvrez la porte à une réflexion qui elle-même ouvrira d’autres portes qui vous amèneront sur les chemins de la sagesse, du pardon et de la tranquillité d’esprit.

Qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à me livrer vos témoignages en commentaire ou en privé (par l’onglet « à propos ») pour que nous discutions de tout cela ensemble.

 

Avec toute ma bienveillance,

Powa ♣

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32 réactions au sujet de « Être libre de ses choix »

  1. waouhh j’en reste pantoise! quel beau message et quelle ouverture d’esprit! c’est le verre à moitié plein/à moitié vide mais beaucoup plus poussé… très intéressant et ça nourrit l’introspection!

  2. Bonjour,
    J’adhère à 100 % de ton point de vue qui est aussi le mien.
    On a des choix à faire, des décisions à prendre pour avancer cela n’est pas toujours facile mais il faut aller de l’avant
    Bon courage à tous et toutes

  3. J’adhère moi aussi , je pense qu’il faut avant tout se poser les bonnes questions tout n’est pas négatif dans notre vie et c’est à nous de réagir . Ca n’avancera pas si l’on attend que l’entourage bouge à notre place , l’entourage peut juste nous aider parfois à prendre conscience de nos possibilités. Les choix c’est nous qui devons les faire bien entendu , il faut oser remettre les choses en question.
    Merci pour tes chouettes articles .

  4. Merci pour cet article Powa, je trouve que les situations que tu décris sont justes, certes c’est toujours plus compliqué, plus nuancé dans la vie réelle, mais ça a au moins le mérite de nous amener à réfléchir et d’ouvrir de nouvelles voies pour s’améliorer !

    1. Bonjour Fanny, oui tu as tout à fait compris le sens de mon message 🙂 Les situations sont toujours plus complexes mais j’avais envie de transmettre cette idée de choix que nous avons (presque) toujours même si quelques fois nous devons choisir entre 2 options plutôt négatives. C’est aussi ça la vie 🙂

  5. Bonjour,
    La lecture de cet article fait particulièrement écho à ce que j’ai vécu… Je me reconnais dans la brève 1, car je suis couturière à la suite d’une reconversion…
    Pendant de (trop) longues années, j’ai subi la vie avec toutes mes croyances limitantes! Puis il y a 4 ans, j’ai eu un premier déclic qui m’a permis de changer de métier…
    Et, il y a un un an et demi, c’est face à une grosse difficulté amoureuse que j’ai réalisé que je suis responsable de ce qui m’arrive…
    Et depuis, je ne sème que de la motivation, du dynamisme et de l’amour autour de moi, et je le fais avant tout pour mon bien être à moi, ce qui rejaillit sur mon entourage.
    On a tous le choix, et Moi, j’ai fais le choix de vivre la vie qui me correspond et non pas de jouer la partition que quelqu’un d’autre aura écrite pour moi.
    Ton article est un message VRAI.
    On devrait tous l’avoir en tête!
    Aidons ceux qui ne le savent pas à en avoir conscience.
    Bravo à toi

    1. Bonsoir Florence, merci pour ton commentaire et excuse moi pour le délai dans la réponse. Quand le déclic est là, on n’a presque pas d’autres choix que de semer comme tu dis. C’est aussi ce que j’ai compris de part mon histoire de vie et c’est la raison pour laquelle j’ai fait ce blog 🙂

  6. C’était l’article dont j’avais besoin ce matin pour ne pas céder au découragement. Merci. Je ne le trouve pas manichéen mais au contraire une bonne analyse des sentiments et des situations. Le « mode excuse on » est vraiment un plus sur la façon dont on ré-interprète les faits.
    A quand un article sur la persévérance dans ses choix ?
    Au plaisir de vous lire.

    1. Bonsoir Dominique. Merci pour ton commentaire et désolée pour le retard dans ma réponse . Je suis contente que tu aies lu cet article lorsque tu en as eu besoin, n’est-ce pas ce que l’on appelle la synchronicité ? 😉 Oui, tu as raison, la question de la persévérance serait intéressante à aborder, je vais y penser et laisser l’idée germer 🙂

  7. Pas facile ces notions de choix et de responsabilité… Les deux sont pourtant intimement liés. Notre responsabilité découle des choix que nous faisons. Nous sommes responsables de notre manière de réagir à ce qui nous arrive et de la valeur que nous lui attribuons. Le curseur, c’est nous qui le fixons. C’est assez simple, mais ce n’est pas facile 😉

    1. Bonsoir Laurence, excuse-moi pour ma réponse tardive ! Tu as raison, c’est assez simple mais ce n’est pas facile non plus. Je crois que lorsque l’on a compris que nous plaçons nous-même le curseur comme tu dis, nous abordons la vie différemment.

  8. Oui moi aussi j’adhère totalement. Ces brèves sont de vrai ouvertures et il faudrait les relire régulièrement quand justement nous sommes à la croisée des chemins. Merci pour ce bel article qui permet de chasser les idées noires et positiver 🙂 belle soirée

  9. Merci pour cet article qui tombe à pic, à un moment où la résilience à laquelle je me raccrochais depuis un an semble avoir fichu le camp…
    C’est vrai, c’est un choix. On a toujours le choix.les brèves ont le mérite d’être claires et très parlantes, je trouve.
    Tu as encore fait mouche, comme souvent!
    J’aime bien cette rubrique 🙂

    1. Anne-Laure, excuse-moi pour cette latence dans mes réponse, j’étais un peu débordée en ce moment ! J’espère que tu as su retrouver un nouvel élan depuis ce message 🙂

  10. « Tout est en nous », c’est une phrase que je me répète sans cesse pour me prouver que je peux faire mes propres choix et décider de ma vie. Cela signifie être aussi responsable de sa vie, de ce que l’on souhaite en faire. Bien sûr, la vie est cruelle parfois, à quoi bon lutter… résister… Cela nous fait plus souffrir, bien que rester dans la souffrance peut s’expliquer et se comprendre. Il est dur aussi de lâcher-prise, d’accepter les aléas de l’existence. Pourtant, je pense qu’une fois que l’on a compris ça, qu’on peut avancer par soi-même, on ne rejette plus la faute sur l’extérieur (les gens ou les évènements). Et qu’est-ce que c’est libérateur 😀
    Tout cela pour dire que je suis également en phase avec ton propos, et que la responsabilité devrait être plus inculquée au monde. A tout bientôt.

    1. Merci pour ton témoignage, nous sommes effectivement en phase ! Le lâcher prise et la responsabilisation n’empêche pas la souffrance mais permet de minimiser certaines choses et de nous libérer de beaucoup de freins inconscients que nous nous mettons. Je suis contente de lire tous ces témoignages de personnes qui ont connu ce lâcher prise et qui s’adonnent à l’exercer au maximum au quotidien 🙂

  11. Bonjour,
    Je suis totalement d accord sur le concept mais la vie est parfois moins simple que cela …. Élisabeth, en fauteuil roulant, comment finance t elle ses cours de handisport puisque son mari l a quittée et qu’elle ne reprend pas le travail ? Car dans la théorie Oui elle sent qu’elle ne peut pas reprendre le travail tout de suite mais dans la Réalité Oui elle le reprendra car elle n’aura pas le choix financièrement ! Surtout que qui dit fauteuil roulant dit réaménagement de la maison/appartement donc travaux… Et si elle ne se sent pas assez à l aise dans le maniement de son fauteuil pour reprendre le travail, se sentira t elle vraiment plus à l aise sur un terrain de sport ?
    Donc EN THÉORIE on voit bien que c’est le schéma idéal pour qu’elle se reconstruise mais la réalité des choses malheureusement sera peut être différente, en tout cas bien moins simple que sur le papier …

    En tout cas, oui c est une belle façon d’appréhender les problèmes et dans beaucoup de cas cela permet de ne pas ruminer et de dénouer les nœuds de la vie…. et nous devrions tous appliquer ce principe à la première contrariété. Mais je crois également que certaines situations sont tout de même plus complexes que d’autres…

    1. Bonsoir 🙂 Oui, bien sûr, la vie est plus complexe et c’est pour cela que je l’ai précisé à la fin. L’objectif était seulement de prendre un peu de hauteur et voir quel était le poids de nos choix sur nos vies.

  12. Merci de cet article qui arrive à point nommé dans ma vie. Je connaissais cette angle du développement personnel, et l’inculque d’ailleurs à mes enfants (mais lorsqu’ il s’agit de soi c’est différent, car les émotions l’emportent souvent sur la raison) Je vis pareilles circonstances et commençait à m’enliser dans une triste colère contre…la terre entière ? Tu m’as fait reprendre conscience qu’il nous appartient toujours de lacher prise sur les événements (car il s’agit de ça) que nous ne maitrisons pas et d’agir pour donner un sens à notre vie ou simplement la direction souhaitée.
    « Nous sommes nos choix » est une maxime qui devrait nous guideront au long de notre vie tant nos prises de conscience et nos actes nous définissent. Évidemment certaines vies sont plus difficiles, certains passés plus lourd à porter et d’autre avenir plutôt obscurci mais, mais s’il est une chose qui nous appartient, quoi qu’il arrive, ce sont nos choix.
    Tu l’as compris, je suis à 100% de ton avis.
    1001 merci pour ce sursaut de conscience
    Fany

    1. Merci pour ton témoignage Fany. Je suis heureuse d’avoir pu être l’interrupteur dans ton obscurité actuelle, j’aurai contribué à rallumer la lumière 🙂

  13. Bonjour,
    je suis à l’affût des ressources à transmettre aux enfants pour qu’ils comprennent justement cette notion de responsabilité face aux difficultés. Mais c’est vraiment compliqué, d’autant plus qu’ils sont constamment dans un système qui ne leur laisse que peut de marge de manœuvre au quotidien : ils ne choisissent ni leurs horaires, ni le contenu de leurs apprentissage dans un cadre scolaire classique, ils n’ont que peu de poids sur leur alimentation, leurs activités, leur environnement, leurs relations… Bref, on ne peut pas dire qu’ils expérimentent beaucoup la responsabilisation.
    Même si je tente de laisser un maximum d’espace à mes filles pour qu’elles fassent certains choix en conscience, ça reste vraiment à la marge. Et elles sont bien jeunes (3 ans, 5 ans, 7 ans).
    Je leur lis des histoires dont tirer des enseignements de développement personnel, je tente de pratiquer la CNV…, bien sûr Montessori, Faber&Mazlish et cie sont appliqués tant bien que mal à la maison, mais je ne suis pas à l’école. Alors comment faire, sans entrer dans le « triangle dramatique » (victime, bourreau, sauveur), pour permettre à nos enfants de mieux vivre les difficultés ?

    Mon aînée a toujours été très sensible, en difficulté relationnelle. Ses émotions sont intenses, elle les partage avec le langage du corps : joies explosives et colères dévastatrices pour les objets et les humains en contact direct. Je suis enceinte de 4 mois, elle vise mon ventre, quand elle attaque ! Un « bébé » de 7 ans dans un corps de 12 ans (passionnée de judo), c’est difficile à maitriser sans violence.
    Or elle subit (plus ou moins, on ne peut pas dire qu’elle se laisse faire ! Mais à 7 contre 1… oO) un groupe de camarade à l’école. Les adultes autour sont attentifs, bien formés, interviennent, mais ça reste rude. Et pour moi qui suis passée par là, le recours à un adulte est une fausse bonne idée (rien de mieux pour ancrer une victime dans son statut d’incapable). Or comment faire pour lui transmettre cette ressource précieuse, sans la culpabiliser : elle peut agir, sortir grandie de cette difficulté, apprendre à danser sous la pluie au lieu de subir l’orage…
    Méditation, roue des émotions, etc, tout ça c’est bien jolie, mais une fois dans la mêlée, ce n’est plus d’actualité. Alors je débriefe après coup, avec elle, avec les co-éducateurs (scolaire et périsco), même avec certains enfants (en tentant d’éviter l’écueil de la position dominante), mais je me sens tout de même bien démunie… :/
    Des astuces ?

    1. Bonjour 🙂 Oui je suis d’accord avec toi, on ne laisse pas souvent le choix aux enfants même quand ils pourraient l’avoir mais dans un quotidien qui va trop vite, difficile de leur laisser ce loisir-là (à moins d’être en IEF peut-être ?).
      Pour ce qui est de ta fille, je t’avoue avoir lu ton récit à 2 reprises, à 24 heures d’intervalle pour éventuellement laisser mes ressources remonter à la surface, un outil que j’aurai dans ma poche pour ce genre de situation. Malheureusement, j’ai les mêmes que toi… favoriser l’expression des émotions, faire de la méditation… quoi d’autre ? Pratiquer un art créatif comme la peinture pour lui laisser le loisir de faire exploser ce qui doit exploser ? faire du Yoga pour enfant ?
      Cela ne résoudra malheureusement pas la situation délicate dans laquelle elle se trouve. Difficile pour un enfant de lâcher prise, d’ignorer. Ils sont tellement en prise avec leurs émotions qui leur arrivent avec puissance. Peut-être ne trouve-t-elle pas les ressources pour s’en sortir malgré tout l’accompagnement que tu lui proposes, peut-être qu’elle a besoin que tu interviennes ? Lui as-tu demandé ce qu’elle voulait par rapport à cette situation ? En dernier recours, tu as dû l’envisager, il y a toujours l’accompagnement d’un professionnel qui permettra peut-être d’éviter les coups dans le ventre lors des prochaines crises ? Courage dans cette situation délicate…

      1. Je reviens faire le point sur la situation, qui a déjà bien évoluée, sur un plan que je n’aurais jamais imaginé !

        Je commence par une anecdote, qui fait partie des « petits lits qui font les grandes rivières » : il y a quelques années, les cartes P*k*mon ont été interdites à l’école, car source de trop de conflits. Changement de directeur l’année dernière, qui met en place la démocratie participative dans son établissement : c’est la naissance du conseil des élèves, auquel je participe en tant que déléguée de parents d’élèves. Un vrai régal ! 🙂
        Bien sûr, au départ, les demandes des élèves sont un peu « superficielles » : plus de jeux dans la cours, pouvoir manger des frites plus souvent à la cantine… Et bien sûr, demande du retour des fameuses cartes.
        Autour de la table, il y également le directeur, un représentant du périsco, un enseignant ; tout le monde réfléchit aux propositions des enfants,et donne son point de vue. Les encadrants ont ainsi immédiatement rappelé les multiples conflits (bagarres, vols, harcèlements) liés aux cartes, et dont, clairement, ils ne veulent plus, car ils perturbaient beaucoup trop la vie de classe > les enfants se sentent-ils de gérer autrement pour que ce ne soit pas l’ouverture de la boite de Pandore ? Réflexions, questions… et finalement autorisation, sous conditions. Ce qui a amené les enfants à chercher évidemment des solutions aux inévitables conflits, en sachant que les adultes ne voulaient pas en entendre parler, et qu’il était hors de questions qu’ils troublent les apprentissages.
        Au conseil des élèves suivant, bilan : les enfants ont vraiment faits des efforts, et ils se rendent compte que gérer les inévitables conflits est impliquant (définir les règles, les faire respecter), épuisant, difficile… mais que c’est quand même mieux quand les adultes ne s’en mêlent pas ! 😀
        Ils veulent donc apprendre à devenir des médiateurs efficaces.

        Entre temps, j’avais abordé avec certains enfants (pour aider ma fille) différentes façons de voir les choses, les possibilités d’agir autrement, des astuces de gestion émotionnelle, bref, j’avais semé des graines…

        … qu’un des enfants m’a demandé d’expliquer au dernier conseil des élèves ! Ce qui a amené l’équipe pédagogique à se saisir du sujet ; il y a vraiment des enseignants formidables dans cette école.
        Depuis une semaine, les instits ont intégré les techniques de résolutions de conflits, de gestions des émotions, etc, dans leurs cours.
        Ma fille emmène chaque jour un élément de notre « boite rouge » : livre, jeux de cartes, objets… C’est qu’on a quelques années d’expérimentation derrière nous ! 😛

        Bien sûr, rien ne changera du jour au lendemain.
        Évidemment, j’ai sauté sur l’occasion pour transmettre également ces informations aux parents ; ça germera dans certaines familles, pas dans d’autres.
        Mais j’en suis certaine : certaines de ces petites graines deviendront les premières pousses d’un beau jardin ! 🙂
        Et ça va beaucoup mieux pour ma fille… 😉

        1. Ahhh super nouvelle !( désolée pour la réponse en décalée , je suis à l’autre bout de la planète, je décroche 😉
          Je crois que tout fonctionne de cette manière, petit a petit, graine par graine. Et oui, quand on sème, des fois ça prend et des fois ça ne prend pas Mais on aura fait notre part du boulot ! Bravo pour toutes ces initiatives qui donnent envie de s’y mettre un peu tous de notre côté !

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