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Libérons notre créativité !

J’ai toujours rêvé (comme beaucoup d’entre nous) d’être créative, d’être une artiste.

Loupé !

 

Enfin, je croyais que c’était loupé parce qu’il y a peu, j’ai compris que la créativité ne se cantonnait pas au domaine de l’art et qu’elle pouvait s’exprimer de plein de manières différentes.

Je l’ai compris tout d’abord parce que mon cerveau est en ébullition permanente et que j’ai régulièrement au cours de la journée des idées qui me submergent (idée de business, idée de produits qui simplifieraient la vie, idée de métier etc). Je n’ai pas tout de suite compris qu’il s’agissait de créativité et puis c’est à force d’idées nouvelles (dont de nombreuses pas viables ou infaisables dans ma situation actuelle) que j’ai compris que j’étais dans un processus de création permanent.

Puis j’ai lu LE LIVRE ! Un livre d’Elisabeth Gilbert, dont je vous avais déjà parlé. Cette fois-ci, il ne s’agit pas de Mange, Prie, Aime mais de : Comme par magie – vivre sa créativité sans la craindre. Un livre à lire pour toutes celles qui pensent être créatives mais qui ne savent pas encore définir cette créativité.

La suite de ce billet est un résumé du livre que j’ai réorganisé à ma sauce.

Il sera question :

  • de la peur de créer
  • de ne pas mettre la barre trop haut
  • d’apprendre à lâcher prise
  • de se rendre ouvert à l’acte créatif,
  • et d’entrevoir les clefs du succès.

 

– La peur de créer – 

 

« la peur est un cimetière où nos rêves vont mourir et se dessécher sous un soleil de plomb »

La peur est un sentiment plutôt limitant si on le regarde en dehors de son utilité première, celle de permettre à notre espèce de survivre. Dans le domaine de la créativité, on peut aisément imaginer à quel point la peur peut être un frein. Elisabeth Gilbert a répertorié un certain nombre de peurs qui pourraient nous paralyser.

Elle parle de peurs plus ou moins classiques concernant la créativité :

  • peur de ne pas avoir de talent
  • peur de manquer de créativité
  • peur que quelqu’un ait déjà eu la même idée que nous
  • peur de manquer de temps

Elle évoque également des peurs qui sont en lien avec la confiance en soi :

  • peur d’être rejeté
  • peur d’être critiqué
  • peur de passer pour ridicule
  • peur de ne pas être pris au sérieux
  • peur de ne pas être assez discipliné

Sans oublier les peurs sociales :

  • peur de contrarier la famille
  • peur de sortir du moule en ayant une activité hors du commun

 

Alors oui, mener une existence créative fait peur parce que c’est s’approcher d’un certain inconnu, c’est prendre des risques. Nous n’avons aucune idée du résultat, nous n’avons aucune idée du potentiel de réussite de nos créations, quelles qu’elles soient. Il faut donc se munir de notre courage parce que « être courageux, c’est accomplir quelque chose qui fait peur » . On voit ici à quel point la peur et le courage doivent cohabiter et c’est une notion qu’Elisabeth prend le temps de développer dans son ouvrage.

Me concernant, lorsque j’ai des idées, j’ai toujours tendance à penser (et c’est d’ailleurs ce que mon entourage me répond souvent) que quelqu’un d’autre a déjà eu l’idée, forcément. Grâce au livre, j’ai compris que, oui, il y a peut être déjà quelqu’un qui a déjà eu la même idée mais qui l’aura exploité différemment, qui l’aura peut-être laissée tomber en cours. La même idée développée par deux personnes différentes devient forcément quelque chose de différent. Pour celles qui ne sont pas encore convaincues, je sors ma dernière carte ! Imaginez deux cuisiniers à qui l’on aurait demandé de faire une blanquette de veau, il y a des chances qu’une bonne partie des ingrédients soit la même, cependant le résultat va forcément différer au niveau des couleurs, des goûts, des textures.

Elisabeth a écrit une phrase qui correspond parfaitement à mon état d’esprit, je la partage avec vous, elle vous parlera peut-être autant qu’à moi :

« si tu es indépendant financièrement et que tu n’ennuies personne, tu as le droit de faire ce que tu veux dans la vie »

Alors qu’attendez-vous ? 😉

Une dernière phrase motivante pour la route :

«  je ne veux pas avoir peur des couleurs vives, des sons nouveaux, du grand amour, des décisions risquées, des expériences étranges, des entrprises bizarres, des brusques changements ou même de l’échec »

 

– Ne pas mettre la barre trop haut ! – 

 

Nous ne créons pas pour :

  • gagner une récompense
  • sauver le monde
  • fabriquer quelque chose d’important

Nous créons parce que nous aimons ça, parce que nous y prenons du plaisir, parce que c’est amusant, parce que ça permet de s’évader. Nous ne créons pas dans le but d’atteindre un sommet ultime.

Elisabeth préconise d’exclure le perfectionnisme du processus créatif. Pour elle, il s’agit de la peur qui se cache. La peur de ne jamais réussir à faire suffisamment bien..

Non, notre travail ne sera jamais parfait et puis finalement… tout est toujours sujet à critique. Alors il faut faire au mieux, dans le contexte dans lequel nous évoluons. Il sera donc essentiel de renoncer à ce fantasme de perfection car il nous empêchera souvent de terminer un travail, il pourra même nous empêcher de commencer un travail, ce qui peut être rageant, admettez-le !

Elisabeth rajoute qu’il ne faut pas espérer faire carrière dans notre domaine créatif çar cet espoir est destructeur pour la créativité. En effet, l’incertitude est un élément clé du contrat que nous signons lorsque nous souhaitons mener une vie créative et cet aspect d’incertitude ne peut pas être associé au domaine professionnel sous peine de se laisser envahir par l’angoisse et le stress.

 

– Apprendre à lâcher prise… – 

 

Ça y est, le mot est lancé ! Lâcher prise ! Presque un gros mot que je prends beaucoup de plaisir à triturer dans tous les sens et à expérimenter au quotidien !

Voici un petit recueil à l’usage de ceux qui ne savent pas comment faire  :

  •  Non, l’inspiration ne sera pas toujours là …

Elisabeth nous dit que l’inspiration vient et repart, et que nous devons absolument la laisser faire. Il y aura alors des hauts et des bas dans notre cheminement créatif mais cela ne doit pas nous empêcher de travailler régulièrement (et d’autant plus) pendant ces phases sans inspiration. C’est même la façon dont nous allons gérer ces moments vidés de leur inspiration que nous allons voir si nous sommes suffisamment passionnés par nos créations et suffisamment armés pour mener une existence créative.

 

  • et même si l’inspiration est là, le résultat ne sera pas toujours comme on le voudrait. 

Elisabeth nous dit qu’il faut apprendre à supporter les déceptions et les frustrations car elles font inexorablement parties de la vie d’un artiste. Et puis nous l’avons déjà évoqué plus haut, il faut oublier le fantasme de perfection au risque de freiner l’inspiration.

 

  • et même si le résultat nous paraît super, nous recevrons peut-être bon nombre de critiques

C’est pour cela qu’il est est important que nous cherchions de la gratification intrinsèque (qui vient de notre for intérieur) et non de la gratification extrinsèque (qui provient de l’extérieur) car cette dernière est beaucoup trop aléatoire.  

Mais il faut aussi noter que la créativité peut être un moyen de nous aider à lâcher prise. Elle nous permet d’oublier qui nous sommes l’espace d’un instant (âge, sexe, milieu économique, échecs etc.) au même titre que le sexe, le bénévolat ou encore le sport.

 

 – Se rendre ouvert à l’acte créatif – 

 

Pour pouvoir créer, il faut imaginer que l’on est capable de créer. La pensée qui consisterait à se dire que l’on est incapable et bien sûr un frein fondamental à l’acte créatif, vous imaginez bien pourquoi ! Cela revient à laisser la peur prendre les décisions à notre place et ça, c’est inenvisageable pour moi ! Pour être capable de créer quelque chose, il faut être convaincu qu’on a au moins le droit d’essayer !

Elisabeth nous parle également de la créativité comme d’une entité à part entière, une espèce d’esprit qui viendrait percuter un humain à un moment donné pour lui transmettre une idée. Si nous sommes prêts à recevoir cette idée, alors nous devons nous en saisir et tout faire pour la mettre en oeuvre. Si nous ne sommes pas prêts, l’idée va s’en aller comme elle est venue et ira percuter une autre personne.

Cela peut paraître bizarre de prime abord, à la limite de l’ésotérique, mais elle l’assume totalement puisque dans le titre de son ouvrage, elle parle de Magie ! Elle évoque d’ailleurs ces trouvailles scientifiques – les découvertes multiples –  qui sont survenues au même moment à des endroits différents de la planète. Bref, on n’y croit ou ou n’y croit pas ! Cette thèse a cependant un mérite et non des moindres : elle permet de déculpabiliser celui qui crée. Tout comme les romains qui parlaient à l’époque de « génie » pour parler de la créativité. Ils disaient que le créatif AVAIT un génie (et non ETAIT un génie) ce qui permettait de soulager l’artiste de la pression de la réussite ou de l’échec.

Dernière chose, Elisabeth nous demande de rester réceptifs aux messages que peut nous envoyer l’inspiration : coïncidence, rêves, frissons, idées qui nous réveillent la nuit …

 

– Mais comment s’assurer le succès ? – 

 

…..si vous pensiez que j’allais vous donner les clés du succès, vous avez été naïves 😉 Si elles existaient, elles seraint connues par tout un chacun et le succès ne serait plus qu’une réussite comme une autre. Et puis si c’était facile de créer, ça se saurait !

Voici cependant quelques pistes proposées par Elisabeth.

Faire des études dans le domaine concerné ? Non, pas forcément. Elisabeth prend plusieurs pages pour montrer que le fait de faire des études dans un domaine créatif peut cloisonner sa créativité. De plus, lorsque l’on fait des études dans un domaine, on s’attend à ce que cela devienne notre métier et cela est généralement étouffant pour la créativité.

Elisabeth Gilbert dit que le succès dépend de trois choses : le talent, la chance et la discipline.

Selon elle, nous n’avons pas d’influence (ou presque) sur le talent et la chance (que nous pouvons cependant provoquer mais cela reste aléatoire). Il nous reste alors….. la discipline, vous l’avez deviné. Être rigoureux, travailler malgré les baisses de motivation, malgré l’absence d’inspiration, malgré les critiques.

Mais lorsque la créativité et l’inspiration ont fuit, quelles solutions avons-vous ?

  • Pourquoi ne pas tester la méthode des jeux combinatoires qui consiste à faire une activité totalement différente que l’activité créative que nous essayions de réaliser. Le fait d’arrêter de se focaliser sur une activité nous permet de prendre du recul, de diminuer les enjeux et ça, c’est généralement très bon pour créer un regain de créativité

 

  • ou encore la curiosité. Elisabeth insiste là-dessus car pour elle, la curiosité est une véritable qualité qui peut permettre de relancer la créativité et c’est aussi elle qui permet de fournir un travail régulier (au contraire de la passion ou des sentiments). Elle se pose alors les questions suivantes : Est-ce que quelque chose t’intéresse ? N’importe quoi ? Même un tout petit peu ? Si banal ou insignifiant que ce soit ?

 

Selon elle, les ingrédients à la créativité sont les suivants : courage, permission, persistance, confiance et enchantement. Toutes ces qualités sont accessibles à tout le monde. Cependant, lorsque l’on début dans un domaine créatif, il nous faut pas hésiter à imiter, c’est ce que tout le monde fait. L’imitation permettra ensuite l’innovation car plus on pratique et plus on s’améliore.

 

– J’ai bien compris, mais….. Quand commencer ? – 

 

Elisabeth préconise de commencer ……. immédiatement. Lorsque l’inspiration crée une étincelle en nous, il faut se lancer rapidement au risque de se lever un jour et de découvrir que quelqu’un d’autre a écrit le livre que nous voulions écrire, ouvert le restaurant que nous voulions ouvrir…

Pour ne rien rater de ces idées de génie qui peuvent quelques fois venir à l’improviste, j’ai crée une page dans mon carnet (le bullet journal) qui sera consacrée à ça !

page-idee-de-genie

Alors, ce billet vous a inspirées ?

Vous souhaitez en savoir plus ? Je vous conseille le livre qui se lit en quelques heures seulement et qui est rempli d’anecdotes qui illustrent bien la théorie.

Powa ♣

 

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10 réactions au sujet de « Libérons notre créativité ! »

  1. je me souviens du commentaire d’une psy à qui je parlais de ma difficulté à finaliser des projets d’illustrations…. « et si vous n’aviez pas peur d’échouer mais peur de réussir ? »
    c’était il y a plusieurs années… j’y réfléchis souvent et me dis que l’on a à plusieurs époques de ma vie eu tendance à me dénigrer, le rôle que l’on m’a donné m’a collé longtemps à la peau, et me colle encore parfois….
    comment peux tu réussir puisque des personnes importantes pour toi, mère , mari ….t’ont persuadé que tu étais incapable de …..
    c’est souvent un travail de longue haleine, je sais être créative mais je n’arrive pas obligatoirement à finaliser mes projets et effectivement ceux qui me permettrait de vivre de cette créativité !

    merci pour cet article

    1. Avec plaisir Isabelle. La peur de réussir est quelque chose d’intéressant à creuser effectivement… ça vaut le coup de se demander qu’est-ce qui nous empêche de réussir ? le poids de l’échec d’un membre de notre famille ? la peur d’être dans la lumière ?

  2. Salut Powa, merci pour ce nouvel article. Actuellement, je me lance des défis perso, le dernier date d’il y a 2 jours, je me suis inscrite à un atelier de création de bijoux (développer les arts créatifs fait parti de ma bucket list) et je retrouve beaucoup de mes émotions dans le livre que tu commentes, notamment la partie sur les peurs. Tu me donnes envie de le lire, je le rajoute à ma PAL 🙂 Ca m’aidera surement dans l’écriture de l’article que je prévois sur comment j’ai vécu cette expérience

    1. Je suis contente que ça te parle Julie, ça m’a parlé aussi ! J’ai déjà lu ton billet sur le tatouage, c’est aussi ,déjà, une belle création. J’ai hâte de lire celui sur ton vécu de tout ça 🙂

  3. Un sujet qui me touche, cette histoire de création et de blocages que nous pouvons avoir. Un auteur décidément très intéressant (rapport à son livre Mange, Prie, Aime que je n’ai pas lu mais dont j’ai le souvenir du film tiré du livre, film avec Julia Roberts) !
    Sur le processus de création, des idées qui nous viennent plus exactement, cela m’a fait penser à la BD de Art Mella « Allo moi m’aime », dans le lien ci-contre il y a un accès pour lire un extrait : http://www.bledition.org/boutique/lulumineuse/allo-moi-m-aime-un-mode-d-emploi-de-l-humain.html

  4. Bonjour Powa,
    J’ai découvert ton blog grâce au Bullet Journal ma nouvelle passion. Les dessins et calligraphies liés au but premier du Bullet : l’organisation, ont été comme un déclic chez moi.
    Mon manque de talent quant à ma créativité et mon souhait de créer un blog m’a vite découragé.
    Je viens de lire ton article qui décomplexe complètement !! Merci. Peut-être qu’avec un peu d’audace j’arriverai à franchir le cap et me lancer un jour.
    En tout cas, merci pour tous tes sujets qui sont source d’inspiration pour moi.
    A bientôt.
    Mélanie.

    1. Bonjour Mélanie.Merci pour ton gentil message .
      La plus grande difficulté quand on fait un blog, c’est la régularité ! Ça demande beaucoup de travail, on ne s’en rend pas toujours compte de l’extérieur. Cependant, si c’est quelque chose qui te tient à coeur, je t’encourage vraiment à le faire 🙂

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